Ce que la psychanalyse enseigne sur les « féminicides »

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L’intrusion inopinée de jouissance qu’est « L’attentat sexuel » par quoi l’Un du signifiant a marqué L’Autre du corps pour le sujet lui-même, change-t-il de signification quand il s’agit de violences physiques ou de meurtres ? La limite de la parole est franchie, mais elle y demeure attachée par la dimension causale d’où la jouissance s’origine. « De notre position de sujet nous sommes toujours responsables » [1] écrit Lacan répondant à Freud qui se demande si on doit se tenir pour responsables de nos rêves, hors de portée pourtant de la conscience. L’inconscience n’est pas l’Inconscient, l’après-coup permet de chercher à en savoir quelque chose. Mais le lien du savoir à la « position de sujet » est pour le moins problématique puisque « le sujet représenté par un signifiant pour un autre signifiant » ne pourrait y parvenir, parvenir à prendre réellement sa part, sa part de jouissance, dans les faits qu’il dénonce comme dans ceux qu’il commet. Lacan prolonge son propos de « On n’est responsables que dans la mesure de son savoir-faire » [2], la responsabilité passe du côté de ce qui se manifeste concrètement dans le lien au monde, du côté de l’existence, du côté du sinthome. Un passage qui est un nouage est fait avec la troisième formule « Il n’y a de responsabilité que sexuelle » [3] dans la mesure où le corps objecte au pur sujet et à la pleine volonté vers laquelle on tend aujourd’hui avec l’élimination du symptôme. Or le ratage qui fait le symptôme est sexuel, et on ne peut répondre que de là, on ne peut répondre qu’ « à côté ». En définissant l’inconscient comme parlêtre, Lacan réintroduit le pour tous, mais pas le pour tous de la paroisse du phallus, celui de « La femme, qui n’existe pas » et de la singularité de la jouissance, qui déborde les structures et les subvertit. À partir de là, tout processus de ségrégation ou de typification est impossible, ainsi la jeune Milena s’interroge à propos du « féminicide » commis par son père sur sa mère.

« Je pense que pour mon père on aurait pu faire une évaluation psychologique, savoir dans quel état il était, d’où venait le problème », dit la jeune Milena après que son père ait tué sa femme et ait retourné l’arme contre lui. Aboutissement d’une logique effrénée du pire qui n’a rien rencontré sur son chemin et qui s’est terminée par « une balle pour elle, une balle pour moi ». [4]

Le terme de minicide, apparu récemment, nomme des faits de plus en plus nombreux si l’on en croit les statistiques. En les rendant visibles, il fait exister un sous-ensemble dans la catégorie des homicides qui fonde la criminalité. Mais l’élément statistique, même nommé, suffit-il à faire exister le féminicide comme tel ? Ou bien faut-il concevoir un lien organique propre au fait qu’un homme tue une femme ? Un lien organique du même ordre que celui qui, dans l’infanticide, unit une mère et son enfant, comme la littérature en a abondamment rendu compte.

Et s’agissant des féminicides, comment prouver le caractère sexiste, soit comment prouver « qu’un homme a tué sa femme parce qu’elle est une femme et non parce que c’est sa femme » [5] ? Le terme même de minicide penche du côté de l’article indéfini – « tuer une femme » –, donnant ainsi consistance à la catégorie de la femme en soi, atténuant la valeur de l’article possessif qui l’a inscrite dans un lien à l’autre. C’est pourtant bien la possession (sa femme) qui est incriminée par tous les experts comme mobile essentiel du crime. Ne peut-on déceler une certaine tension entre ces deux appréhensions des violences faites aux femmes ? C’est là que doit se situer l’épaisseur de la clinique.

À l’époque qui précède la nôtre, celle où l’imaginaire foisonnait, les revendications portaient déjà sur le refus de la « possession » et de « l’esclavage », de même que sur la profonde injustice qui sanctionnait, alors, l’adultère de façon dissymétrique [6]. Aujourd’hui, la substitution dans le lien social d’un réel pragmatique et cynique voit, en deçà de toute parole, les passages à l’acte monter en puissance. Ils se révèlent le plus souvent comme immotivés, ce qui reconduit à la désubjectivation, à la dé-singularisation du mobile au profit de l’article indéfini (une femme), réduisant le genre au signifiant-maître : la femme. Celui-ci ouvre la voie à l’usage en série de signifiants-maîtres à la place du savoir. Or, comme nous le savons, La femme n’existe pas, mais des femmes existent, une par une, chacune.

L’histoire des femmes montre que dire « mon mari » ou « ma femme » n’a pas exactement la même valeur, disons la même valeur de jouissance. C’est pourtant l’égalité absolue qui est attendue, revendiquée dans le couple. Cette différence sensible qui s’éprouve encore aujourd’hui, malgré la modification des lois positives, chemine toujours « dans les profondeurs du goût » ; autre manière de dire le discours du maître. C’est pourquoi « les violences faites aux femmes » sont toujours d’une brûlante actualité.

Lacan avec Lévi-Strauss

Lacan, qui n’a pas négligé ces profondeurs, a fait appel très tôt à Claude Lévi-Strauss afin de dégager le point de mythe à l’origine de cette structuration inégalitaire qui a, socialement, étayé la différence des sexes. Les femmes y sont apparues comme objets d’échange, moins entre les homme qu’à travers eux entre les lignées, lignées fondamentalement androcentriques et patriarcales. « Il y a pour elle, dit Lacan, quelque chose d’insurmontable, disons d’inacceptable, dans le fait d’être mise en position d’objet dans un ordre symbolique auquel elle est d’autre part tout entière soumise aussi bien que l’homme. » [7] Cette phrase comporte en elle-même ce qu’il en est d’un pour tous : tout être parlant est soumis à la castration, soumis à l’impossible du tout dire, impossible que le hors sens du sexuel introduit dans le discours ; dans le même temps, une différenciation s’impose au niveau de la jouissance. Elle se caractérise comme jouissance phallique, jouissance féminine qui la complémente, et jouissance forclusive avec ses effets de désubjectivation et de morcellement. C’est ce qui fait que Lacan peut dire que « de notre position de sujet nous sommes toujours responsables », et « qu’il n’y a de responsabilité que sexuelle ».

Le déploiement de cette conception de départ conduira Lacan, au-delà de toute ségrégation et dans le respect des différences, à la définition qu’il donne dans son dernier enseignement de l’inconscient, à savoir : le parlêtre. Unique définition de l’inconscient (mixte de parole et de jouissance) de nature à maintenir la psychanalyse comme le champ d’une expérience ouverte.

L’inconscient et le phallus

Le signifiant féminicide, en tant que tel, participe à l’évidence de la pluralisation de l’Un de l’universel en uns des particuliers, homogènes, dont témoigne la série des signifiants-maîtres branchés sur des jouissances collectivisées. Aucune ligne de fiction/fixion que le signifiant pourtant installe, leur fonctionnement tentant au contraire de faire exister des univers de discours, précisément, l’interchangeabilité des jouissances. Or, « il n’y a pas d’univers de discours » [8], dit Lacan, car si le langage est un système ouvert, s’il ne peut pas se clore sur lui-même, alors le discours aussi. Dans ces sphères, ces micro-sociétés où l’identification vaut comme identité, c’est à proprement parler l’inconscient qui a disparu, et avec lui la fonction de la parole. Car l’inconscient lacanien, au-delà du roc de la castration, a inclus dans sa conceptualisation ce qui s’en déduit ; la béance comme causale, l’impossible comme réel, et la fonction du signifiant comme réponse, défense, invention contre ce réel. D’aucuns ont pu ou pourraient reprocher à Lacan son structuralisme, le binaire névrose/psychose centré sur la signification phallique mais c’est dire qu’ils n’ont pas su le lire. Le phallus a pris chez Lacan la fonction symbolique du signifiant d’une différence, d’un plus ou d’un moins qui ne traduisent en aucun cas une hiérarchie car cela tient à la nature même du symbolique. De même, lorsque Lacan écrit Phi 0 à propos de la psychose, il ne s’agit pas d’un non-phallus ou d’une conception déficitaire de la psychose, mais du phallus symbolique index 0, c’est-à-dire des phénomènes et des événements de jouissance chez le sujet de la forclusion, – conséquences du réel, non pas comme jouissance ignorée, mais comme jouissance éprouvée, martyrologie de l’inconscient.

En repassant une nouvelle fois par le signifiant, son écriture et sa trace au niveau du sujet, Lacan va élargir la portée du pouvoir séparateur du phallus en le ramenant, sur le chemin du sinthome, à la coalescence du corps et de la pensée moins restreinte. Dans le Séminaire …Ou pire, il précise : « Ce qui est écrit s’est-il pensé ? Voilà la question. On peut ne plus pouvoir dire par qui ça s’est pensé et c’est même, en tout ce qui est écrit, ce à quoi vous avez affaire. La queue (q.u.e.u.e) de pensées dont je parlais c’est le sujet lui-même, le sujet de ces pensées, le sujet en tant qu’hypothétique. Cet hypothétique […] je vais l’appeler la traîne, la traîne de cette queue de pensées, de ce quelque chose de réel qui fait cet effet de comète que j’ai appelé la queue de pensées et qui est peut-être bien le phallus » [9]. Ce qui se passe là, cette sorte d’événement de jouissance est susceptible « d’être reconquis nachträglich », dans l’après-coup, l’après-coup de ce que Lacan nomme ici le désarroi, à savoir la disjonction du sexuel et du sens. Cela ouvre, ici, la possibilité à n’importe quel réel d’être repéré autrement qu’à travers les structures classiques du symptôme et du fantasme. « pour qu’il puisse y avoir psychanalyse, et pour tout dire interprétation, il faut que ce dont parle la queue de pensées ait été pensé, pensé en tant que pensée réelle ». Soit que le signifiant ait fait marque là où il a pris corps, et cela intéresse l’expérience autant que la clinique.

« Féminicides, mécanique d’un crime annoncé » [10]

Le journal Le Monde a récemment consacré un dossier spécial aux féminicides, faisant suite à un an d’enquêtes sur les homicides conjugaux. Si la plupart des enquêteurs, des experts et autres spécialistes des pathologies dites psychosociales, ne connaissent pas Lacan, il n’en demeure pas moins que la dimension de l’inconscient qu’ils refusent perle au long des nombreux cas développés. Oui l’inconscient ruisselle derrière les questions posées et laissées en suspens, tant il est perceptible que le schéma donné de ce phénomène complexe, ce n’est pas ça ! Tout commence par « la prise de contrôle radicale » [11] d’un homme sur sa compagne, mais qu’est-ce qu’une prise de contrôle ? De quel registre causal relève-t-elle ? Et que signifie « radicale » ? Se déroule ensuite « une vie sous emprise » [12] dont on ne connait pas l’épaisseur. Comment cela a-t-il commencé ? Pourquoi le silence de telle femme ? Quelle offre fait-on à ce silence ? Vient ensuite la menace ou la décision de séparation et voilà « la rupture, premier déclencheur du passage à l’acte » [13]. Ces signifiants témoignent d’un repérage du réel au sens de Lacan, là où ce que l’on saisit généralement par rupture et déclenchement, rejoint la faille dans le symbolique. C’est dire que le réel émerge, insiste et qu’a fortiori il échappe au discours du maître. Et qu’il surgira d’autant plus qu’il sera méconnu car l’inconscient, comme Lacan le souligne [14], implique qu’on l’écoute. Dans la suite du schéma type, le passage à l’acte est lui-même caractérisé comme « un déchaînement de violence », un « overkill » [15]. Ce terme désigne l’acharnement dans le nombre de coups portés et la multiplicité des modes opératoires qui accompagnent le meurtre. Comment explique-t-on un tel déchaînement chez des hommes dont c’est le premier et l’unique crime – le féminicide en tant que tel n’entrant pas dans la catégorie des tueurs en série ? Les psychiatres l’expliquent par « la décharge pulsionnelle », « la libération d’une tension » : mais que serait une pulsion qui n’aurait pas son fondement dans la parole ? Dès lors, il faudrait l’appeler l’instinct, celui que la nature programme chez les animaux. Dans son cours L’Être et l’Un, Jacques-Alain Miller extrait ce point exquis de ce qu’il en est de la pulsion chez Lacan, à savoir que dans la pulsion « ça parle » [16], et que le sujet dans la pulsion est « d’autant plus loin du parler que plus il parle » [17]. La pulsion, en s’affranchissant du langage, porte la parole à son comble. C’est bien parce que ça parle dans la pulsion que la parole peut avoir sur elle une incidence [18]. Dans le passage à l’acte se trouve précipitée la conjonction du réel et du symbolique, réel sur lequel on gagnerait à savoir quelque chose. S’agit-il du réel d’un sujet qui, au bord du vide, tente d’extraire de l’Autre la fonction du vivant qu’est l’objet a, ou bien tente de frapper le mal, son propre kakon qu’est aussi l’objet a ? S’agit-il de la précipitation au sens physico-chimique du terme, de ce qui était là depuis toujours comme non-identifié, sa propre insuffisance voire la haine de soi ? Ces tueurs dominateurs sont bien loin, dit-on, du « coup de folie ». C’est bien parce qu’ils sont désignés comme sujets de la volonté auto-déterminés, menteurs et manipulateurs, que la possible folie n’est pas le plus souvent identifiée, le « coup de folie » n’étant plus depuis longtemps sa caractéristique essentielle. Étonnante méconnaissance qui passe sous silence, à propos de nombreux féminicides, le suicide qui les accompagne. C’est que le signifiant-maître de « l’emprise » cache ce qu’est un délire, un délire de jalousie par exemple, comme c’est probablement le cas du mari de Laetitia Schmitt [19]. Nous le savons, un délire n’est pas une imagination et la bipolarité et la dépression n’expliquent rien. Il s’agit du réel d’une logique irréductible en marche. Une porte est susceptible de s’ouvrir sur le traitement possible de la psychose, à condition que les signes plus ou moins discrets mais significatifs soient pris au sérieux, c’est-à-dire fassent série. On peut l’avoir sous les yeux et ne pas savoir le lire, c’est pourtant bien formulé à propos de Lucie : « Mais Lucie ne baisse pas la garde : il est plus dangereux que jamais. En trois mois, Julien a fait trois tentatives de suicide. » Envers de l’emprise, déprise où s’annonçait l’insoutenable de son réel : « Il a pris des médicaments, s’est scarifié les poignets, mais aussi, il a lancé sa voiture en pleine vitesse contre le mur d’une auberge et a tenté de se pendre dans sa chambre d’hôpital. Il a survécu à tout, aux blessures sérieuses et au coma profond. » On continue de lire : « ses gestes ressemblaient autant à du chantage qu’à un aveu, il ne supportait pas que Laetitia vive sans lui ». On a simplement oublié que les mots peuvent équivaloir strictement à ce qu’ils disent, autrement dit pris au pied de la lettre, ce qui signe l’impossibilité pour un sujet de faire usage du semblant qui le détourne de l’action. On trouve dans la phrase qui suit : « Il était dans une démarche de manipulation pour lui dire attention, sans toi, je vais mourir ». Après l’avoir tuée, on l’a retrouvé étendu sur les rails de la gare, un train l’a percuté un peu avant minuit, il est mort sur le coup. En conclusion, il est écrit : « Julien ne sera jamais jugé pour le meurtre de Laetitia », et pour la police : « le crime de genre ne fait pas de doute ».

Que peut la psychanalyse ?

Il revient à la psychanalyse de faire entendre son discours, de rendre le réel transmissible, c’est, entre autres, l’enjeu des Journées qui vont se dérouler en novembre [20]. C’est aussi ce qui est mis en jeu lorsque les psychanalystes travaillent dans les institutions – hôpitaux, centres médico-psychologiques et autres – là où il est question de restaurer la fonction de la parole comme ayant des conséquences de jouissance. C’est aussi l’enjeu des cures de femmes dites « sous emprise » qui entreprennent une analyse, cherchant à faire ce qu’il faut pour « s’en sortir », pour sortir du ravage qui à travers sa jouissance les arrime à cet autre. Cette patiente, qui ne pouvait jamais dire non à qui ou a quoi que ce soit, subit la surveillance serrée de son mari, qui s’amplifie, devient irrespirable et s’accompagne d’insultes, de menaces et parfois de coups. Elle se plaint de ce qu’elle nomme facilement son masochisme. Le fil de ses signifiants-maitres et leur fixation de jouissance l’a conduite plus loin. Il l’a amenée à s’apercevoir que jamais elle n’avait pu ex-sister dans la famille. Bien qu’ayant du caractère, elle était l’effacement même, « chien qui aboie ne mord pas », dit elle. Elle était celle qui, tant « elle savait mieux que sa mère » et mieux que quiconque être La femme, pacifiait tous les rapports, en particulier avec le père, de qui on redoutait sans cesse… le pire. Son masochisme était le nom de sa docilité à l’absence de dialectique chez l’autre. Elle est parvenue, auprès de son mari, au-delà de la borne du tout ou rien, à poser une limite qui donne existence. Les rapports de couple se modifient et son mari consulte un psychiatre. C’est la séparation telle que Lacan la conceptualise qui, en exclusion interne au sujet, conditionne la désintrication des jouissances où chacun trouve sa place.

[1] Lacan J., « La science et la vérité », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 858.
[2] Lacan J., Le Séminaire, livre XXIII, Le sinthome, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2005, p. 61.
[3] Ibid., p. 64.
[4] Documentaire « féminicides », Antenne 2.
[5] Mental n°41, p. 61.
[6] Lacan J., Le Séminaire, livre II, Le moi dans la théorie de Freud et dans la technique de la psychanalyse, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, p. 305.
[7] Ibid., p. 305.
[8] Lacan J., Le Séminaire, livre XVI, D’un Autre à l’autre, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2006, p. 14.
[9] Lacan J., Le Séminaire, livre XIX, …Ou pire, texte établi par J.-A. Miller, Paris, Seuil, 2011, p. 115.
[10] Cf. Le Monde, dimanche 31 mai- lundi 1er- mardi 2 juin 2020.
[11] Prieur C., « Un an d’enquête pour ouvrir les yeux », Ibid., p. 12.
[12] Zineb D., Ibid., p. 12.
[13] Chapuis N. et Vincent F., Ibid.
[14] Lacan J., « Télévision », Autres Écrits, Paris, Seuil, p. 518.
[15] Le Monde, op. cit., p. 12.
[16] Miller J.-A, « L’orientation lacanienne. L’Être et l’Un », enseignement prononcé dans le cadre du département de psychanalyse de l’université paris VIII, cours du 9 février 2011, inédit.
[17] Miller J.-A., Ibid. (citant Lacan dans les Écrits, p. 816.)
[18] Cf. Ibid.
[19] Schmitt L., « Une vie sous emprise », Le Monde, 2 juin 2020, p. 12.

[20] J50 « Attentat sexuel ».