Édito du 11 novembre

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Alors on le fait cet édito à trois têtes et six mains ?
Chiche ! Ou bien six pieds, car selon ce que Lacan a relevé, on réfléchit aussi bien avec.
OK, réunissons des bouts de corps pour cet avant dernier DESaCORPS !
Allons-y !
Quels textes aujourd’hui ?
Des textes où s’entendent et frémissent les corps justement, des textes sur le sexe et le réel qu’il charrie.

Nos auteurs, à travers toutes leurs contributions jusqu’à aujourd’hui, démontrent de quelle façon l’analyste se trouve à la fois un pied dans l’Autre de la culture, du malaise et un pied dans la clinique. Ils bousculent ainsi les idées reçues car ils s’orientent du réel. C’est précisément ce réel qui saute aux yeux dans les propositions du jour ! Des raffinements de la pornographie aux ambigüités du sujet face à sa satisfaction, en passant par la complicité non avouée d’adultes, c’est une nouvelle fois une plongée dans l’envers du décor que nous vous proposons.

Bon, mais ces textes alors ? Sur quoi s’accordent-ils ?
La jouissance… mais encore ?
La jouissance oui, quand elle est aux commandes, quand elle vous pousse au pire et vous fait souffrir !
Déclinons alors de quelles façons ?

La jouissance et son lieu
Tout d’abord, Gustavo Freda fait un gros plan sur l’écran de la pornographie. Il nous rappelle que ce ne sont pas fondamentalement les images qui font jouir, et qu’il n’y a pas d’extérieur de la jouissance.

La jouissance et la violence
Avec Dominique Corpelet se révèle qu’écrire sur la violence d’une rencontre peut réintroduire la dimension sujet que le trauma du viol a fait vaciller.

La jouissance et ses renversements
Noémi Gicquel nous propose, non sans audace, la radiographie d’une proie devenue prédatrice.

La jouissance et la répétition
Olivia Bellanco a vu Jeune et Jolie où se démontre le poids d’un réel qui ne cesse pas de ne pas s’écrire.

Jouissance inavouable
Enfin, Leonora Wahlen délivre la mécanique dudit consentement dans le livre de Vanessa Springora, interrogée de manière inédite en questionnant le rapport mère fille et le ravage qui s’en déduit.

Qu’en penserez-vous ?

À vendredi pour faire résonner le DESaCORPS final…